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Étudiants en France: Hausse des Frais d’Inscription pour les Non-européens dès la Rentrée Prochaine

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La hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers non-européens dans des universités françaises entrera en vigueur dès la rentrée prochaine, d’après deux textes publiés au Journal officiel ce dimanche, malgré les nombreuses contestations contre cette mesure du gouvernement français.

Selon l’arrêté du ministère de l’enseignement supérieur, les étudiants extra-européens devront s’acquitter de la somme de 2770 euros (environ 30.000 DH) pour s’inscrire en licence et 3770 euros (40.000 DH) pour poursuivre un master dans une université française. Des sommes dix fois supérieures à celles que devront débourser leurs camarades des pays de l’Union européenne. Ces nouvelles mesures ne concerneront toutefois pas les étudiants étrangers qui ont déjà entamé leurs études en France.

Le décret publié dimanche prévoit aussi d’exonérer certains étudiants venant de pays non-européens en raison de leur “situation personnelle” ou s’ils répondent “aux orientations stratégiques de l’établissement”.

 Cette mesure, très contestée dans le milieu universitaire, avait fait l’objet de plusieurs manifestations et mobilisations à la suite de son annonce par le Premier ministre français Edouard Philippe, le 19 novembre dernier. Afin de renforcer l’attractivité de l’Université française sur la scène internationale dans le cadre de la nouvelle stratégie “Bienvenue en France”, le gouvernement cherche de nouvelles ressources pour améliorer les conditions d’accueil des étudiants et redorer ainsi l’image de l’enseignement supérieur public… avec des augmentations des frais d’inscriptions de l’ordre de 1629,41% en licence et 1551,44% en master.

 “Nous avons donc décidé que les étudiants internationaux qui ne résident pas dans l’Espace économique européen paieront des frais d’inscription correspondant approximativement au tiers du coût réel de leur formation”, avait écrit sur son compte Twitter Edouard Philippe, en réponse aux nombreux opposants à cette mesure qui considèrent que son instauration érige un “mur de l’argent” discriminant les étudiants étrangers les moins fortunés. Le gouvernement assure par ailleurs que la mesure permettra de financer des bourses supplémentaires, précise l’AFP.

Plusieurs universités ont fait savoir qu’elles n’appliqueraient pas cette hausse, en utilisant la possibilité d’exonérer de frais une partie de leurs étudiants. À la mi-mars, un rapport parlementaire a conclu que cette mesure faisait courir “un risque réel de décrochage sur le court terme” pour l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

(Le Monde)