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Coronavirus : L’état d’Urgence Mondiale Déclaré

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Le virus mortel a tué 42 personnes supplémentaires dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine, tandis que 1200 autres infections ont été enregistrées au Hubei, au cours des dernières 24 heures, entraînant une augmentation du nombre d’infections en Chine, à 9 692 cas.

Le comité de santé de la province chinoise du Hubei, qui abrite le nouveau virus Corona, a annoncé une augmentation du nombre de décès dus au virus dans la région de 42 personnes.

La deuxième réunion du Comité d’urgence convoquée par le Directeur général de l’OMS pour examiner la propagation du Coronavirus, en Chine, qui a donné lieu à des exportations dans d’autres pays, s’est tenue hier, jeudi 30 janvier 2020, à Genève.

Le Comité a également reconnu qu’il subsiste encore de nombreuses inconnues, que des cas ont désormais été signalés dans cinq Régions de l’OMS, en l’espace d’un mois et qu’il y a eu une transmission interhumaine à l’extérieur de Wuhan et à l’extérieur même de la Chine.
Le Comité est d’avis qu’il est encore possible d’interrompre la propagation du virus, pour autant que les pays prennent des mesures fortes pour détecter rapidement la maladie, isoler et traiter les cas, rechercher les contacts et réduire les contacts sociaux dans une mesure adaptée au risque.

Il est important de noter que les objectifs stratégiques aussi bien que les mesures de prévention et de réduction de la propagation de l’infection devront être adaptés à l’évolution de la situation. Le Comité est convenu que la flambée épidémique remplit désormais les critères d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) et a proposé que les conseils soient communiqués en tant que recommandations temporaires. 

Le Comité a jugé qu’une action mondiale concertée doit être engagée pour améliorer la préparation dans les autres régions du monde qui pourraient avoir besoin d’un appui à cette fin.
Lors de la réunion, il a été décidé que l’OMS doit intensifier son soutien à la préparation et à la riposte, en particulier dans les pays et régions vulnérables.
Il convient d’élaborer des mesures visant à garantir un développement et un accès rapides aux vaccins potentiels, produits de diagnostic, médicaments antiviraux et autres produits thérapeutiques pour les pays à revenu faible ou intermédiaire.  

L’OMS doit continuer à fournir tout l’appui technique et opérationnel nécessaire pour faire face à cette épidémie, y compris moyennant ses vastes réseaux de partenaires et d’institutions collaboratrices, afin de mettre en œuvre une stratégie globale de communication sur les risques, et de permettre des progrès dans la recherche et des avancées scientifiques concernant ce nouveau coronavirus.  
A l’intention de la Chine, le Comité de l’OMS a appelé le pays à mettre en œuvre une stratégie globale de communication sur les risques afin d’informer régulièrement la population sur l’évolution de la flambée, les mesures de prévention et de protection pour la population et les mesures de riposte prises pour l’endiguer.   

*Renforcer les mesures de santé publique rationnelles visant à endiguer la flambée en cours.
*Assurer la résilience du système de santé et protéger le personnel de santé.
*Améliorer la surveillance et la recherche active des cas dans toute la Chine.
*Partager avec l’OMS les données complètes sur tous les cas humains.
*Intensifier les efforts pour identifier la source zoonotique de la flambée, en particulier le potentiel de circulation continue, et partager ces informations avec l’OMS dès qu’elles sont disponibles.
*Effectuer des dépistages au départ dans les aéroports et les ports internationaux dans le but de détecter à un stade précoce les voyageurs présentant des symptômes en vue d’une évaluation plus approfondie et d’un traitement, tout en réduisant au minimum les perturbations du trafic international.

Et comme on peut s’attendre dans n’importe quel pays à l’apparition de nouveaux cas exportés de Chine, l’appel est lancé à tous les pays d’être prêts à prendre des mesures pour endiguer l’épidémie, notamment par une surveillance active, un dépistage précoce, l’isolement et la prise en charge des cas, la recherche des contacts et la prévention de la poursuite de la propagation de l’infection par le 2019-nCoV, et à communiquer l’ensemble des données à l’OMS. 
Il est rappelé aux pays qu’ils sont légalement tenus de partager les informations avec l’OMS. Les pays doivent prêter une attention particulière à la réduction de l’infection chez l’homme, à la prévention de la transmission secondaire et de la propagation internationale, et s’attacher à contribuer à la riposte internationale moyennant des efforts multisectoriels de communication et de collaboration et une participation active à l’amélioration des connaissances sur le virus et la maladie, ainsi qu’aux progrès de la recherche.  

Le Comité a reconnu que, d’une manière générale, les faits ont montré que la restriction de la circulation des personnes et des biens pendant les urgences de santé publique peut être inefficace et peut détourner des ressources d’autres interventions. En outre, les restrictions peuvent interrompre l’aide et l’appui technique nécessaires, perturber les entreprises et avoir des effets négatifs sur l’économie des pays touchés. 
Toutefois, dans certaines circonstances particulières, les mesures qui limitent la circulation des personnes peuvent s’avérer temporairement utiles, par exemple lorsque les capacités et les compétences en matière de riposte sont limitées ou lorsque la transmission dans une population vulnérable est très intense.  

(Agences)